Accueil Maladie Comment soigner un dépressif contre son gré ?

Comment soigner un dépressif contre son gré ?

Comme pour toutes les maladies psychiatriques, il existe 2 catégories d’hospitalisation pour une personne bipolaire : Hospitaliser le patient sous contrainte, donc sans son consentement, ou hospitalisation gratuite, avec son consentement. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur l’hospitalisation sans le consentement du bipolaire. Ce type d’internement est généralement demandé par un parent (famille ou éducateur, curateure, etc…), c’est ce qu’on appelle le HDT (Hospitalisation à la demande d’un tiers). Il y a aussi HO (Hospitalisation de bureau) qui est, à l’époque, établie par un spécialiste des troubles mentaux, un médecin ou un préfet. Ce dernier doit se trouver juste à l’extérieur de l’établissement psychiatrique où le patient reçoit.

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Résumé

  • 1 Quelles sont les conditions d’hospitalisation d’une personne bipolaire ?
    • 1.1 HDT : Hospitalisation à la demande d’un tiers
    • 1.2 HO : Hospitalisation en cabinet (à la demande d’un médecin ou préfet)
    • 1.3 Vérifications régulières pendant l’hospitalisation
      • 1.3.1 Hospitalisation avec le consentement de maniaco-dépressive

Quelles sont les conditions d’hospitalisation d’une personne bipolaire ?

Avant de pouvoir demander à hospitaliser une personne bipolaire sous stress, certaines conditions doivent être confirmées. Le bipolaire doit être dans une phase maniaque intense (psychose délirante), une période de dépression sévère ou dans un état mixte instable. Si la personne est dans une phase dépressive majeure, le risque suicidaire doit être pris au sérieux et évalué par la recherche d’indicateurs ou d’antécédents de comportement suicidaire. L’isolement général (socio-professionnel), un mauvais traitement, une condition somatique ou une dépendance peuvent également être une cause d’hospitalisation d’une personne bipolaire sans son consentement. Il convient de noter, cependant, que ces étapes, qu’elles soient maniaque, dépressives ou mixtes, doivent durer environ 20 jours pour l’admission dans un hôpital psychiatrique.

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Allons maintenant découvrir les différentes formes d’hospitalisation sans consentement…

HDT : Hospitalisation sur demande d’un tiers

Comme nous l’avons expliqué au début de l’article, ce type d’hospitalisation est généralement formulé par l’entourage du patient bipolaire, comme une personne dans sa famille ou un tuteur ; cette personne agit dans l’intérêt de la santé du patient. Cette demande d’hospitalisation en psychiatrie est efficace si le bipolaire ne veut pas être hospitalisé lui-même, et si son état de santé mentale nécessite, de toute urgence et de toute urgence, des soins médicaux de traitement, ainsi qu’un suivi psychiatrique continu. Pour le demander, le tiers doit simplement envoyer une lettre écrite (manuscrite) à l’hôpital désiré. Dans cet article, les renseignements suivants concernant le demandeur et le patient doivent être indiqués : — Le nom — Le prénom — Âge — L’adresse de résidence — La profession — Le type de relation qui unit la troisième personne et le bipolaire La lettre doit également être datée et signée par le tiers. Le demandeur doit également joindre un certificat médical délivré par un médecin et dont la date est inférieure à deux semaines. Un deuxième certificat sera établi par un médecin hospitalier, mais en fonction de la gravité du niveau de santé mentale du patient, le gestionnaire de l’hôpital sera en mesure d’accepter la personne bipolaire sur le simple certificat médical du médecin de son propre établissement hospitalier.

Dès qu’il est entré dans l’établissement, le bipolaire subit une phase d’observation médicale (avec soin si nécessaire) pendant 3 jours complets. Un certificat médical sera délivré à la fin du premier jour et un second à la fin des 3 jours afin de déterminer si des soins psychiatriques sont nécessaires et de quels types de soins. Si le patient interné a séjourné dans l’établissement depuis plus de 12 jours, le chef de l’hôpital doit obtenir l’autorisation du juge des Libertés et de la Détention (JLD) de poursuivre le hospitalisation. Le bipolaire peut être présent et entendu à l’audience, ou représenté par un avocat. Après une certaine période d’hospitalisation et en fonction de l’état du patient, le chef de l’hôpital peut soit lui accorder des congés de moins d’une demi-journée avec une personne autour de lui ou un médecin de l’hôpital, soit l’autoriser à partir sans accompagner mais limité à 2 jours. Ses résultats sont intégrés dans le processus de traitement des patients et de réinsertion sociale future.

Le mot « internement » peut être fort aux yeux du bipolaire et des membres de sa famille, mais il faut supposer que ce système d’ « isolement du patient » n’est décidé qu’en dernier recours. Par exemple, si la personne devient dangereuse pour elle-même ou pour un autre malade ou pour le personnel de l’établissement psychiatrique. Seul le psychiatre de l’hôpital peut alors décider de la durée de l’isolement de la personne bipolaire et dangereuse. Le bipolaire sera alors sous haute surveillance pendant la durée de son l’isolement.

La fin de l’hospitalisation obligatoire est prononcée par le psychiatre en charge du patient que si ce denier est exempt de signes pathologiques de troubles mentaux. Elle peut également être prononcée par le juge des libertés et des détentions, le procureur, ou si la personne responsable de l’hospitalisation du patient (tiers) fait la demande écrite et certifie l’honneur de décharger le centre psychiatrique de toutes ses responsabilités si le patient commet des crimes ou se suicident . On se souvient également que le directeur de l’hôpital peut être condamné à un an de prison ajouté à une amande financière allant jusqu’à 15.000 euros s’il conteste et oblige le patient à rester hospitalisé et va donc contre le préfet ou le Juge des Libertés et Détentions (JLD) !

HO : Hospitalisation en bureau (à la demande d’un médecin ou d’un préfet)

Lorsque le bipolaire devient un danger pour une ou plusieurs personnes en général et s’il commet des atteintes à l’ordre public, un médecin ou un préfet peut demander une hospitalisation d’office (HO), par ordonnance préfectorale à l’aide d’un certificat et d’un avis psychiatrique. Si le patient met également sa santé en danger, le médecin peut également aller à l’encontre de sa famille et demander une hospitalisation d’urgence de la personne souffrant de troubles bipolaires. Un simple certificat sera alors envoyé au chef du centre psychiatrique par le médecin, précisant, entre autres choses, les causes de l’internement.

Pour le reste des conditions d’hospitalisation obligatoire par un médecin ou un préfet, le programme et les lois restent les mêmes qu’une HTD (Hospitalisation sur demande d’un tiers).

Vérifications régulières pendant l’hospitalisation

Comme on le voit brièvement dans les diverses formes d’hospitalisation pour stress, l’hôpital psychiatrique accueillant la personne atteinte du syndrome de bipolarité doit se conformer à des contrôles réguliers pendant le séjour de leur patient. Pour HDT, avant d’entrer dans le centre et en plus de la demande écrite par le troisième, un premier certificat médical est déjà envoyé au chef de l’établissement psychiatrique, puis un second est délivré par le psychiatre de l’établissement dans les 24 heures suivant l’admission du patient. Nous avons vu qu’après 12 jours d’hospitalisation, un jugement est déterminé par la JLD, en réalité il faut 3 jours pour obtenir un nouveau certificat demandant la prolongation ou non de l’hospitalisation. Ce certificat doit être complet et indiquer les raisons justifiant l’augmentation de la durée de séjour du bipolaire, qui peut être jusqu’à 30 jours. En ce qui concerne l’HO, les débuts de l’hospitalisation sont les mêmes pendant les 15 premiers jours d’internement que l’hospitalisation sur demande d’un tiers. Après 30 jours d’hospitalisation, une demande est adressée au préfet pour maintenir le séjour du patient si sa santé mentale ne lui permet pas de revenir à la vie sociale probablement sur son sécurité et sans entrave à l’ordre public. 90 jours plus tard, la même demande a été adressée au préfet pour approbation. Le préfet a alors décidé de prolonger, par des reconduites tacites de 180 jours, l’hospitalisation de la personne bipolaire. La fin de toute hospitalisation est proclamée à la lumière des différents certificats médicaux délivrés par le psychiatre référent de l’hôpital. Un médecin peut également demander l’annulation de l’hospitalisation du patient à tout moment si toutes les conditions d’internement d’une personne souffrant de troubles bipolaires ne sont pas remplies ; le préfet soulève automatiquement l’hospitalisation.

Hospitalisation avec le consentement de maniaco-dépressive

Cette demande est un peu plus rare, car en général maniaco-dépressive ne se sent pas obligé de faire un séjour à HP (Hôpital psychiatrique)… L’acceptation des conditions est beaucoup plus difficile, aujourd’hui nous savons très bien que le nombre de places disponibles en psychiatrie est déjà très faible. Les bénévoles sont souvent découragé… Pour le demander, le patient doit procéder presque comme une hospitalisation normale. La durée du séjour, si elle est acceptée, est définie par les professionnels qui suivent le patient. La différence dans le séjour est dans le fait que le patient peut (en général) sortir librement. S’il quitte enfin l’hôpital sans le consentement de l’avis médical du centre, il doit certifier sur l’honneur de ne pas tenir l’hôpital responsable de crimes ou de suicide, par exemple…

Vous pouvez télécharger ci-dessous un exemple de lettre (à transcrire à la main) pour une requête HDT.

Exemple de lettre pour une hospitalisation à la demande d’un tiers pour une personne bipolaire — HDT

Hospitaliser un parent bipolaire sans son consentement

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